La Grande Guerre et le début des années 20

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Th. Schneider

Voiture d'Etat Major Th. Schneider  à Besançon

La guerre met fin aux ambitions de développement et met entre parenthèses les activités des usines de la firme qui se consacrent alors à la production d’ogives mais aussi de camions de 2 tonnes, de 50 camionnettes de 1 500 kg (charge utile 800 kg ou 1 000 kg), d'ambulances et de quelques voitures de liaison d’État major. L'armée a favorisé, en volume, Peugeot et Renault, Th. Schneider n'a pas non plus construit de chars 7 tonnes conçu par ... Renault. Théo Schneider est pointé au delà de la 40° place en terme de marchés !

L. Ravel est affecté dans un régiment. Une autre source rapporte, que caporal au 60° d'infanterie, il aurait été fait prisonnier.. En 1915 le brigadier Henri Botton (Chef du bureau des études) est affecté au 54° d’artillerie, détaché à l’arsenal de Perrache.

En 1916 :

  • les ateliers de Boulogne-sur-Seine sont vendus,
  • Louis Ravel et Théodore Schneider abandonnent la gérance de l'entreprise, leurs parts sont rachetées pour 225.000 francs.
Théodore Schneider et Ferdinand Monjardet, prennent les affaires en main. L’Armistice marque la reprise de la fabrication du châssis 14 HP, la voiture est remise au goût du jour : passage du radiateur à l’avant, appareil de démarrage dans le carter et roues amovibles Saukey. Les méthodes de fabrication sont revues.
Des camionnettes 1 500 kg sont fabriquées en 1917.
L’ouverture du capital de l’entreprise à davantage d’actionnariat a pour but de retrouver de la trésorerie et de renouveler la gamme des automobiles d’avant-guerre.

La presse annonce le 8 novembre 1918, l'inscription de Th. Schneider à la foire de Lyon 1919.

Des marchés sont passés avec Ferdinand Monjardet (ils seront ratifiés par l'AG du 18 janvier 1921). La production redémarre avec le stock existant qui comprend encore des marchandises pour 12 HP et 14 HP, 18 HP et 26 HP, ainsi que pour des camionnettes 14 HP, et avec les premières marchandises destinées aux séries unifiées. L'armée autorise progressivement les ventes civiles.

L'entreprise affiche encore un bénéfice net pour l'exercice 1919-1920 de 246 307,94 francs, report de l'exercice 1918-1919 inclus (2 183,21 francs).
Ceci ne dure pas, le 15 novembre 1921 : l'entreprise est mise en faillite. Cette même année, une Th. Schneider est carrossée en cabriolet par Henri Labourdette.

...

En 1922 :
Le 27 janvier : Th. Schneider est admise au bénéfice de la liquidation judiciaire,

Assemblée ordinaire le 31 janvier : les résolutions proposées, mises aux voix, sont adoptées par 74.216 voix, c’est-à-dire à la presque unanimité, et M. Henri Siméon, ingénieur civil des Mines à Paris, est nommé liquidateur de la Société AUTOMOBILES Th. SCHNEIDER,

14 avril Th. Schneider est toujours "en état de liquidation judiciaire et a demandé son concordat. En attendant la décision des créanciers, l'usine de Besançon reste en activité et les commandes sont livrées normalement.",

Salon 1922, Th. Schneider présente au Grand-Palais, une 20 HP 6 cylindres et une 15 HP à l'étude depuis 1919, L'Auto-vélo lui consacre un article élogieux : " Pourquoi les nouvelles Th. Schneider, exposées au Salon 1922, connaissent-elles le succès ? Parce, que constamment préoccupée de suivre le progrès de près, cette marque adapte à ses châssis les perfectionnements au fur et à mesure de leur apparition. Voyez leurs magnifiques types 1923 : 

  • une 10 HP 4 cylindres 72x120 4 vitesses
  • une 15 HP 4 cylindres 85x140 4 vitesses
  • une 20 HP 6 cylindres 82,5x140 4 vitesses

Rien n'y manque des plus récentes trouvailles en matière de mécanique automobile.
Ces châssis sont d'une conception ultra moderne, ils sont vites, souples, maniables, et d'une ligne admirable. Aucun ne se prête mieux à recevoir soit un torpédo 4 ou 6 places, soit la spacieuse conduite intérieure 4 ou 6 places ou même l'utilitaire camionnette pouvant, transporter 600 kilos de charge utile.
Tous sont munis de l'équipement électrique, démarrage et éclairage 5 roues métalliques, appareillage de bord complet. 
Ils obtiennent au Salon un succès, très justifie d'ailleurs, par leurs remarquables qualités.
Qu’il s'agisse de l'un, quelconque de ces châssis, le fini de la construction Th. Schneider se révèle au premier coup d'œil. C'est de la Toiture de grande classe.
"

L'assemblée des créanciers qui s'est tenue à Besançon le 22 novembre , a voté le concordat aux conditions suivantes  :

1° Les obligataires recevront, dans les deux mois de l'homologation du concordat, le paiement des coupons arriérés et le service des intérêts aura lieu ensuite dans les conditions de l'émission ainsi que le remboursement du capital;

2° Les créanciers ordinaires seront payés intégralement comme suit : 10 % dans les 2 mois de l'homologation ; 10 % dans les 14 mois de l'homologation ; 10 % dans les 26 mois de l'homologation, le tout en espèces et les 70 % de surplus en obligations de 500 francs productives d'intérêts à 7 %.

En 1922 toujours, un certain Joseph Valdot annonce être le représentant exclusif des Automobiles "Th. Schneider et Benjamin". Garage Berger-Sallon, 17 rue Juliette-Racamier à Lyon, (Benjamin est une marque qui a engagé une voiture au Tour de France 1924.)

En 1923, Th. Schneider recrute des ouvriers professionnels, tourneurs, fraiseurs, en effet à l'AG du 12 mai 1923 "le conseil a rendu compte des propositions concordataires homologuées par un jugement du tribunal de commerce. Elle a en outre, décidé d'une déduction de capital ... soit de le ramener de 4 500 000 Fr à 1 500 000 Fr, pour le porter ensuite à 2 500 000 Fr. Le concordat sera définitivement adopté à l'AG du 24 septembre.

La même année, l'entreprise engage une nouvelle 10 HP au Tour de France qui s'est déroulé du 1° au 15 avril. Pilote Maurice Toussaint.

Voiture années 20, moteur 1922

  • Chassis Th. Schneider  à Besançon
  • Chassis Th. Schneider  à Besançon
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